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Parler de la séropositivité – n°1

2 février, 2010
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La séropositivité est souvent diagnostiquée à l’occasion d’un bilan médical centré sur un symptôme “x” ou “y”, dont il n’était pas possible de dire à l’avance qu’il allait mener à cette découverte. Cette annonce a l’effet d’une déflagration majorée par ce contexte d’inquiétude médicale, ses retentissements psychiques doivent être pris très au sérieux. Même si les réactions semblent parfois plus ou moins violentes ou discrètes selon les personnes, l’annonce de la séropositivité a dans tous les cas l’effet d’un bouleversement proche du traumatisme. Les conséquences de cet événement ne sont pas toujours décelables à première vue, elles sont pourtant significatives pour l’avenir, à la fois sur un plan psychique et somatique. Si cet événement traumatisant laisse sans voix, dit-on, c’est que la capacité de réaction elle-même est touchée.

Reprendre “la main” par la parole sur les événements est une possibilité, une nécessité. Cela ne veut pas dire qu’une psychothérapie ou qu’une psychanalyse en cabinet soient des solutions incontournables dans de telles situations. Consulter un “psy”  ne veut pas dire forcément s’engager dans une travail à long terme, la consultation peut s’attacher à accompagner un moment précis, l’issue ou le terme de cet appui momentané ne peut d’ailleurs pas être décidé autrement qu’entre le psy et la personne qui le consulte.

Aujourd’hui, avec l’expérience de la prise en charge et l’accompagnement des personnes séropositives, nulle ne peut ignorer l’intérêt majeur que des mots puissent être dits, ni par conséquent l’intérêt d’accéder à un espace de parole dés que possible. L’objectif est de renouer la découverte de la séropositivité avec le sens et les interrogations qu’elle suscite ; mobiliser les conditions d’un avenir, car il y en a un. Mais chaque personne doit pouvoir aller à son rythme et selon ses choix.

Si faire la démarche d’aller consulter dans un cabinet n’est pas possible, d’autres solutions existent :

  1. Des groupes d’auto-support comme l’association des JsPotes à Paris.
  2. Les différentes associations communautaires en France ont parfois des dispositifs de consultations de “psy” comme au Centre LGBT Paris-IdF.
  3. Enfin, des réseaux de santé offrent parfois l’accès à des séances de “psy” en ville pour une durée limitée (2-3 mois), le temps de se donner un peu de temps.

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