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Rubaiyat d’Omar Khayyam

17 janvier, 2010
Rubaiyat Omar Khayyam - référence introuvée.

Rubaiyat Omar Khayyam - référence introuvée.

L’intériorité quand elle résonne avec ce que l’on comprend comme For intérieur nourrit des textes intéressants, en particulier chez les mystiques et les croyants. Aujourd’hui il s’agit d’Omar Khayyam, soufiste, penseur, astronome, poète, mathématicien. Infidèle mais définitivement croyant, Khayyam rend compte dans ces quatrains notamment, de son For intérieur. Ces poèmes parlent de Dieu, de l’Homme, de l’alcool. En voici quelques lignes, issues de la traduction de Charles Grolleau. Omar Khayyam à vécu en Perse au 12ème siècle. Longtemps ignoré par l’Occident, sa popularité littéraire a depuis pris son essor. Souvent mal jugé parce qu’il rend hommage à des comportements légers, ses pensées mises en mots nous exposent et représentent sa critique, son chagrin, sa lucidité et son scepticisme. Il y  a plus de 400 quatrains …

CXXVI

Regarde les méfaits de cette voûte céleste,

Et vois ce monde vide… puisque les amis sont partis.

Autant que tu le peux, vis un moment pour toi-même ;

Ne goûte qu’au présent… le passé a l’odeur des morts.

XI

Aujourd’hui refleurit la saison de ma jeunesse ;

J’ai le désir de ce vin d’où me vient toute joie.

Ne me blâme pas : même âpre il m’enchante ;

Il est âpre parce qu’il a le goût de ma vie.

XLI

Le bien et le mal qui sont dans la nature humaine,

Le bonheur et le malheur que nous garde le destin…

N’en accuse pas le Ciel, car, au point de vue de la Sagesse,

Ce Ciel est mille fois plus impuissant que toi.

Les Quatrains d’Omar Khâyyâm, traduits du Persan et présentés par Charles Grolleau, Ed. Charles Corrington, 1902.  Rééd. éditions Allia, 2008.

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